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July 9, 2010 - Newsflash

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Federal Court recognizes the inherent and customary powers of a Band council to suspend its councilors

Whitehead v. Pelican Lake First Nation, 2009 CF 1270

Federal Court, December 11, 2009

Available at: http: http://www.canlii.org/fr/ca/cfpi/doc/2009/2009cf1270/2009cf1270.html

The Federal Court recognized the Pelican Lake First Nation (PLFN) Band Council’s inherent and customary right to enforce its rules through the suspension of its council members.

The facts leading to the dispute are the following:

This case arises from an application for judicial review to the Federal Court regarding four resolutions from the Chief and Council of the PLFN suspending two of its members for having allegedly improperly obtained and disseminated confidential Band records to the public.

In the case at bar, the Court deemed it necessary to determine: (1) if the Band council had jurisdiction to temporarily suspend its council members (the applicants); (2) if the application is consistent with section 18.1(2) of the Federal Courts Act and rule 302 of the Federal Court Rules; and, (3) if the remedy sought by the applicants (punitive damages) is appropriate in an application for judicial review.

On the first issue, the Federal Court found that, following its decision in the Prince case, 2008 FC 1268, the council held customary powers to suspend councilors. The Court also invoked the doctrine of necessity and found that unless the council has the power to enforce its policies, its power to make its own procedure would become ineffective.

On the second issue, the Court noted that the right to judicial review usually lapses 30 days after a decision is communicated. Although. 18.1(2) of the Federal Courts Act grants a judge the power to extend this delay, the Court noted that the applicants did not request such an extension; nor did they file a motion or bring forward materials to satisfy or explain the delay.

Finally, on the issue of the remedy sought by the applicants, the Court noted that it is well-known that punitive damages cannot be granted within the context of an application for judicial review.

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9 juillet 2010 - INFOLETTRE

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La Cour fédérale reconnaît les pouvoirs inhérents et coutumiers d'un conseil de bande de suspendre ses conseillers

Whitehead c. Première Nation de Pelican Lake, 2009 CF 1270

Cour fédérale, le 11 décembre 2009

Accessible à l'adresse http://www.canlii.org/fr/ca/cfpi/doc/2009/2009cf1270/2009cf1270.html

La Cour fédérale a reconnu le droit inhérent et coutumier du conseil de bande de la Première Nation de Pelican Lake (PNPL) de faire respecter ses règles en suspendant les membres de son conseil.

Les faits à l'origine du litige sont les suivants :

Cette affaire découle d'une demande de contrôle judiciaire déposé auprès de la Cour fédérale en ce qui concerne quatre résolutions prises par le chef et le conseil de la PNPL qui ont mené à la suspension de deux de ses membres qui auraient obtenu et divulgué de manière irrégulière au public des documents confidentiels de la bande.

En l’espèce, la Cour a jugé nécessaire de déterminer : 1) si le conseil de bande avait la compétence nécessaire pour suspendre temporairement ses membres (les requérants); 2) si la demande était conforme au paragraphe 18.1(2) de la Loi sur les Cours fédérales et l'article 302 des Règles des Cours fédérales; et 3) si la mesure de redressement demandée par les requérants (des dommages-intérêts punitifs) était appropriée dans le cadre d'une demande de contrôle judiciaire.

Sur la première question, la Cour fédérale a statué que, conformément à sa décision dans l'affaire Prince, 2008 FC 1268, le conseil détenait le pouvoir coutumier de suspendre des conseillers. La Cour a également invoqué la théorie de la nécessité et statué que si le conseil ne possédait pas le pouvoir de faire respecter ses politiques, son pouvoir d’établir ses propres procédures serait sans effet.

Sur la deuxième question, la Cour nous rappelle que le droit au contrôle judiciaire devient normalement caduc 30 jours après la communication d'une décision. Même si le paragraphe 18.1(2) de la Loi sur les Cours fédérales accorde à un juge le pouvoir de proroger ce délai, la Cour note que les requérants n'ont pas demandé une telle prorogation ni déposé de requête ou présenté des documents pour justifier ou expliquer le dépassement du délai.

Finalement, sur la question de la mesure de redressement sollicitée par les requérants, la Cour a simplement fait remarquer qu'il est notoire que la Cour fédérale n’est pas habilitée à prononcer de dommages-intérêts dans le cadre d’une demande de contrôle judiciaire.

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